Désormais considérée comme une jeune active, même si je n’ai pas le diplôme dans les mains et qu’il me reste un rapport de stage à rédiger, j’ai régulièrement droit à la question « Et tu fais quoi maintenant ?« . Souvent, pour ceux qui ne m’ont pas vue depuis quelque temps, ils s’attendent à ce que je leur réponde un truc très classique… Et quand je balance que je suis « Content manager« , ils restent très souvent perplexes.
Il faut dire que même si j’ai un parcours tout à fait basique, je n’ai jamais trop su ce que je voulais faire. Petite, au choix, je voulais « faire princesse chanteuse ou rien« . Oui, je soutenais à mes parents que je ne voudrais rien faire plus tard… La flemmatitude m’avait atteinte assez tôt.
Parcours tout simple
Au collège, toujours pas d’idée. Une amie m’avait quand même convaincue de m’inscrire au cours de Latin pour, je cite « ne pas se fermer les portes de l’école de véto !« . Ben oui, bien connu, c’est le latin qui allait m’ouvrir mes perspectives professionnelles et qui allait me permettre de me révéler en science et en math !
Les rêves de gamines, si tant qu’il y en a eu (entre princesse chanteuse et véto sous doués en anatomie), ont fini par s’envoler avec la période du lycée. Par défaut, je me suis penchée vers ce que je ne connaissais pas encore, encouragée par mes parents : pas fortich en math, S n’était pas pour moi. Antidouée du latin et du français, je n’avais pas vraiment l’envie de me taper de la littérature à tour de bras. J’ai donc atterri en ES, et par chance, ça m’a plu.
Arrive l’heure de faire ses choix en post bac. Les profs m’encouragent à aller en DUT ou en prépa. Moi, toujours la tête dans le magasine « Que faire après un bac ES« , je cherche désespérément de l’ambition scolaire et un avenir plaisant. Prépas ? Trop dur ! Faudrait que je travaille, j’veux pas de ça moi ! DUT ? Mouais… mais on a pas le droit de sécher non plus !
Arrive le mois d’aout, je ne me suis finalement inscrite à aucun DUT, ni BTS, ni même en fac. J’ai finalement opté pour une licence AES sur le papier, Eco gestion dans les faits, que j’ai poursuivis en changeant de fac. Et 3 ans après, il faut encore refaire un choix. Mais en 3 ans, je n’ai pas eu l’occasion d’avoir plus d’idée qui me motivait. Bref, j’ai fait tout un cursus de 5 ans sans vraiment savoir dans quoi je voulais travailler. Pratique vous me direz, comme ça je ne suis pas déçue du résultat…
J’ai quand même fini par faire quelque chose de ces 5 années de bachotage…
Mais tu fais quoi en faite de tes journées ??
En effet, quand on me demande ce que je fais, j’explique très superficiellement. J’ai même un laïus tout prêt : « je m’occupe de rédiger des articles pour les blogs de plein d’entreprises différentes pour améliorer leur visibilité en ligne. Et à l’occasion je gère aussi un peu les comptes de [mon employeur] sur Twitter et Facebook« .
En général, ça satisfait la curiosité de ces personnes qui sont totalement larguées : « blogs », « visibilité en ligne, « Twitter »… ça suffit à perdre un auditeur ! Pour dire, même mon copain ne sait pas vraiment ce que je fais de mes journées…
Je fais donc une définition vraiment très succincte du métier. Il se compose de tellement de choses différentes que je pourrais passer une bonne heure à leur expliquer en quoi consiste le métier de content manager et de community manager, même si ce dernier a une plus grande notoriété.
Au-delà de rédiger des brèves, des billets, des articles de fond, de tweeter un truc ou d’animer une page Facebook, il y a aussi tout le travail de veille, d’information, de réflexion…
Si je devais décrire mon boulot, je dirais qu’à côté de l’écriture pure et simple, il y a en amont un travail d’adaptation et de compréhension qui fait une bonne partie du boulot : il faut pouvoir passer d’un sujet à l’autre d’une thématique d’économie à des sujets sur les ressources humaines par exemple.
À côté de ça, il y a un gros travail de veille, matin midi soir, il s’agit de « scruter » ce qui se dit sur le net pour être au courant des dernières tendances pour les tweeter à sa communauté.
Il faut aussi trouver chaque jour des nouvelles idées de sujets à traiter, des nouvelles façons de présenter l’information…. Faut avoir un minimum de créativité.
Ce que j’aime dans ce boulot, c’est que chaque jour, ce n’est jamais pareil. Du lundi au vendredi, tu peux difficilement écrire deux fois sur le même sujet.
Après, dans ce genre de métier, et surtout quand on travaille avec des « clients » il faut savoir accepter la critique. Pas toujours simple au début. J’avoue qu’au début, c’est « frustrant » de voir son texte repris et corriger. Au final, c’est comme ça qu’on s’améliore et le jour où le texte est adopté sans modification, ce jour-là, c’est encore meilleur ^^
Au final, j’ai eu un parcours simple et pourtant pas tout tracé. J’ai eu la chance de tomber toujours au bon endroit au bon moment. Et j’ai eu encore plus de chance de tomber un peu au hasard dans l’entreprise où je suis.




Merciiiiiiiiii !! Moi aussi j’ai des sueurs froides lorsque la question fatidique » Et toi alors tu fais quoi comme job ? » arrive dans la conversation. 3 secondes pour réfléchir, sortir le nom de ton poste, voir les yeux éberlués de ton interlocuteur, re 3 secondes pour essayer de trouver les mots qui te permettront d’expliquer ton boulot sans qu’on te prenne pour un extraterrestre ou que l’on te dise « Ah bon ba j’ai toujours pas compris ce que tu faisais^^ » C’est un bonheur ! loool
Personne ne comprend mon métier! faut dire que « ingénieure conseil en production porcine », si t’es pas du milieu agri..ça laisse perplexe! Comme toi j’ai une phrase tout prête (au début je donnait l’intitutlé exact mais les gens qui te regardent éberlués en disant « ouais et donc tu fais quoi?? » ça va 2 min). ça me fait bien plaisir de voir que je ne suis pas la seule dont le copain sait à peine de quoi ça parle!!
« Pas fortich en math, S n’était pas pour moi. Antidouée du latin et du français, je n’avais pas vraiment l’envie de me taper de la littérature à tour de bras. J’ai donc atterri en ES, et par chance, ça m’a plu. » La même pr moi sauf que l’éco je n’en referai pour rien au monde lol ! Ceci explique peut-être cela et surtout l’éternelle question : « Et tu fais quoi mtn ? » haha
Ce billet me rassure complètement car je ne sais pas trop ce que je veux faire également. Enfin, je voulais faire journaliste mais déçue et maintenant je ne sais plus… J’ai mon bac, je suis en bas de l’échelle de la fac et en pleine réorientation pour l’Histoire des Arts, en priant… Ou pas. En tout cas j’espère que tu auras ton diplôme!
Je ne vais pas te conseiller de te laisser porter comme je l’ai fait… Mais faut se laisser le temps de trouver un truc qui t’importe vraiment et qui peut te laisser des opportunités sympa :) Bon courage en tout cas… J’ai su ce que je voulais faire tout juste quelques mois avant de trouver mon stage… Il n’est jamais trop tard :)
C’est ce que j’essaie de faire, enfin je veux dire je prie pour avoir trouver ce que je veux faire d’ici la fin de ma licence. En attendant j’essaie de me tracer un chemin en fonction de moy-mesme ^^